Comment redonner du cachet, du brillant à un sol d'origine ? Textile, bois, carreaux… Tout ce qui est possible pour refaire le sol, et à quel prix.
Si le premier style de sol connu reste celui des abris et des grottes des contemporains de l'homme de Cro-Magnon, aujourd'hui on a le choix ! Après la terre battue quelquefois recouverte de paille, sur laquelle on déposera des peaux de bêtes, puis des
tapis, c'est dans les lieux de culte comme le Temple de Salomon que l'on découvre les premiers revêtements de sol : planches bois ou dalles de
marbre et de granit ; des équipements également retrouvés dans les riches demeures et les palais.
Les pavés de briques de terre cuite, qui fleurissent à l'époque Gallo-romaine, remplaceront progressivement les mosaïques.
L'apparition du
parquet remonte à la fin du Moyen Âge où il succède, dans les résidences des riches seigneurs, aux grandes dalles de pierres. Son succès ne se démentira pas jusqu'au 20ème siècle.
A la fin du second conflit mondial, de nouveaux matériaux issus des techniques de fabrication combinés à l'imagination des architectes, designers et autres créateurs ont considérablement élargi la gamme des revêtements de sols.
Dur ou souple ?
Il a d'abord les revêtements durs :
carreaux, de verre céramique, terre cuite, mosaïque, ardoise, grès, calcaires, brique, marbres, granits, terrazzo, aussi dénommé granito (des morceaux de marbre noyés dans le ciment selon une technique de fabrication des sols qui remonte à la Renaissance et très en vogue dans les palais vénitiens) et le métal.
Les revêtements souples comprennent vinyle, liège, linos, caoutchouc et cuir. Les revêtements bois rassemblent tous types de planchers.
Enfin les revêtements textiles : ce sont tous types de moquettes.
Chacun de ces sols possède un aspect spécifique, brillance, patine, couleurs vives qui s'altère s'il n'est pas entretenu ou simplement lorsqu'il subit les outrages du temps. Des produits et des techniques spécifiques existent pour chaque type de revêtements.
Sols à histoires
Prenons le cas d'une longère. On y trouve des sols durs, carrelages terre cuite, marbre ou granit, du parquet, du béton, de la moquette, et pour la terrasse de la pierre reconstituée. Avant tout, il convient d'établir un
diagnostic détaillé des causes des dégradations par un spécialiste de la
rénovation.
On ne traite pas de la même façon une tâche, dont il faut déterminer l'origine, sur du marbre ou sur un parquet.
Les principales lésions des sols sont de trois ordres, l'usure normale (de type érosion) et les causes accidentelles (tâches, casses et déchirures), le lavage agressif et les agressions extérieures, insectes et intempéries.
Chaque sol doit être traité selon son état et ses spécificités. Ainsi, pour redonner l'éclat et le poli d'origine aux dallages de pierre poreuse comme le marbre, anciens, rayés, tâchés ou usés, on commencera par un ponçage général à l'eau, suivi d'une opération d'abrasion, de 1 à 2 mm, qui redonnera une nouvelle planéité à l'ensemble des carreaux ou des dalles.
Avant le lustrage qui définira l'aspect final mat, satiné ou poli, il faut regarnir les joints, boucher les éventuels trous au moyen de mastics et de pâtes appropriés. Par exemple, poncer une pierre, c'est la resserrer, mais cela ne la rend pas imperméable. Il faut donc, en fin de traitement, la traiter avec une solution hydrofuge pour en réduire la porosité.
Dans le cas du marbre, il est impératif d'éliminer les micros rayures de surface qui réduisent la réflexion de la lumière et diminuent la brillance.
Pour les pierres les plus dures, comme le marbre, on peut obtenir un superbe poli brillant par la cristallisation qui peut durer de 6 à 12 mois.
Pour la terre cuite, pas question de ponçage, mais un dégraissage pour sortir les impuretés accumulées au fil de temps. Ensuite, nouveau traitement de fond, oléofuge et hydrofuge, contre l'eau et l'huile avant le traitement de surface qui donnera l'aspect final souhaité.
A côté des agressions normales comme les rayures, l'usure du temps, on trouve de plus en plus de parquets couverts de l'ancienne colle de la moquette qui les recouvrait.
Il arrive fréquemment que, sous la colle, on découvre un réagréage en ciment, de quelques millimètres d'épaisseur, directement posé sur les lames du parquet. Difficile dans ce cas de figure de sauver le parquet.
Lorsque la situation n'est pas aussi désespérée, le remède s'articule autour des mêmes étapes de rénovation, élimination des tâches, remise à niveau de l'ensemble du sol et traitement de surface (vitrification, huile ou cire).
Pour le béton, même chasse aux tâches, ponçage, utilisation d'une résine bouche pores et imperméabilisation. Pour une moquette, la question de la rénovation se pose rarement, la solution la plus radicale : enlèvement et remplacement à l'identique ou changement de revêtement est souvent préférée à un traitement aux résultats hypothétiques.
Combien ça coûte ?
Ces travaux qui nécessitent une connaissance parfaite de la nature des sols, des matériels à utiliser et des produits à appliquer doivent être exécutés par un professionnel. Pour rénover le sol d'une pièce d'environ 30 m2, tabler sur deux jours, s'il s'agit de marbre, auxquels il faudra ajouter deux autres journées si on applique un vitrificateur (temps de séchage à cœur du produit).
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Pour le parquet, compter deux à trois jours, le double si utilisation de produits de vitrification. Les sols en terre cuite sont généralement traités en 48 heures.
Et la facture ? Prévoir entre 30 et 50 euros/m2.
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